mardi 24 avril 2012

Bayern-Real (2-1) : la troupe de Ribéry prend l’avantage

Une première période sublime, une seconde, moins bonne, mais toujours passionnante : la première manche entre le Bayern Munich et le Real Madrid a donné lieu à un match de haute tenue, intense, spectaculaire, exaltant. Bref, une rencontre de Ligue des champions pour une demi-finale étincelante. Pile-poil dans une semaine, Allemands et Espagnols vont se retrouver et on va à nouveau se régaler parce que tous les espoirs de qualification sont permis dans chaque camp.

Ce matin, entre Ribéry et Benzema, c’est 2-1, avantage Bayern. Et Kaiser Franck, énormissime hier durant au moins les 45 premières minutes, peut emmener les siens plus loin. Et plus loin, c’est plus près : la finale de la Ligue des champions se tiendra à l’Allianz Arena, l’enceinte habituelle du Bayern.

Mario Gomez arrache la victoire

Franchement pas récompensé de tous ses efforts, Ribéry ne trouvera qu’une fois la faille, sur une frappe tendue au point de penalty après un corner un peu confus. « On a pris beaucoup de plaisir. On s’est éclatés », confiera le Français. Les Munichois auraient pu noyer le Real avant la pause mais le principal mérite des Merengue aura consisté à rester en vie après un tel déluge de jeu offensif, vif, instinctif, brillant.

Avec les grandes équipes, il ne faudrait jamais de mi-temps. Dans le secret du vestiaire, José Mourinho a dû gronder et ses hommes ont enfin réussi tout ce qu’ils avaient raté, à l’image d’un Benzema (deux frappes, dont l’une puissante sortie par Neuer, 7e) jusque-là impuissant.

En huit minutes, le favori s’est remis à l’endroit, emmené par l’attaquant tricolore, insistant, d’une intelligence folle dans ses déplacements et son sens de la passe (il sera remplacé par Higuain à la 84e). Résultat : Özil, l’enfant du pays, s’est chargé de l’affaire en reprenant une remise de Cristiano Ronaldo seul devant le but (1-1, 53e). Mais les tuniques rouges n’ont jamais abdiqué avec une victoire arrachée par Gomez au crépuscule d’une partie renversante.

Avec de l’audace, le Bayern peut déjouer les pronostics dans une semaine, alors que la finale semblait promise au Real, lequel n’aura toujours pas gagné à Munich (9 victoires et un nul en C 1 pour les Allemands). Mais cette fois, les partenaires de Casillas sont prévenus et cela peut tout changer.

Entre-temps, Madrid, qui n’aime pas vraiment perdre deux matchs de suite, aura réglé un petit contentieux domestique en se rendant au Camp Nou pour un clasico tellurique. Mourinho doit être ravi : par moments, hier, le jeu du Bayern avait des allures de Barça, le génie de Messi en moins.

BAYERN - REAL MADRID 2-1 (1-0)
Spectateurs :
66 000.
Arbitre : M. Webb (Ang).
Buts. Bayern : Ribéry (17e), Gomez (90e). Real : Özil (53e).
Avertissements. Bayern : Badstuber (31e), Robben (37e), Lahm (65e). Real : Coentrao (56e), Xabi Alonso (56e), Di Maria (60e), Sergio Ramos (76e), Higuain (90e + 2), Marcelo (90e + 4).
Bayern : Neuer - Lahm (cap.), Boateng, Badstuber, Alaba - Robben, Luiz Gustavo, Kroos, Schweinsteiger (Müller, 61e), Ribéry - Gomez. Entr. : Heynckes.
Real : Casillas (cap.) - Arbeloa, Pepe, Sergio Ramos, Coentrao - Di Maria (Granero, 79e), Xabi Alonso, Özil (Marcelo, 69e), Khedira, Cristiano Ronaldo - Benzema (Higuain, 84e). Entr. : Mourinho.

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