mardi 17 avril 2012

L1 : le PSG toujours deuxième

Il y a des présents que l'on se doit d'honorer. Celui de Montpellier, défait hier à Lorient (2-1) en début de soirée, était une invitation pour Paris à se dépasser et à redevenir coleader du championnat. Comme le PSG est une équipe de jeunes gens trop bien élevés, ces derniers ont choisi de ne pas accepter l'offrande des Héraultais et de rester à deux points de leurs rivaux à six journées de son terme. Ce matin les hommes de René Girard conservent leur leadership et les sondages continuent de les désigner comme les favoris de ce sprint.

Les joueurs de Carlo Ancelotti, auteurs d'un match à mi-temps, sont les seuls responsables de cette évidence même si l'AJA, en ballottage toujours défavorable dans la course au maintien, a tout fait pour contrarier l'avancée parisienne lors de la seconde période. La mise au banc de Pastore très décevant ces dernières semaines, n'a pas gommé toutes les insuffisances d'un groupe qui a toujours autant de mal face aux sans-grade de cette Ligue 1.

Egalisation  de Le Tallec

Heureusement, le PSG possède en la personne de Sirigu, un gardien de but qui a déjà l'étoffe et la baraka d'un champion. Son poteau sur une frappe de Chafni et son arrêt réflexe sur une tête à bout portant d’Oliech ont permis à Paris de conserver l'avantage dans le premier quart d'heure de la seconde période. Mais l'Italien n'est pas un faiseur de miracles comme il l'avait déjà professé après le nul arraché sur la pelouse de Caen (2-2).
C'est un fait, pour Paris, les débuts sont toujours un problème. Et quand ce n'est pas le début du match, c'est l'entame de la seconde période qui coince. Les partenaires de Jallet, fringants pendant les quarante-cinq premières minutes, et logiquement récompensés par un but splendide de Nene, ont perdu le fil de la partie après la pause. Paris aurait pu se reposer sur quelques contre-attaques mais, là encore, un manque de précision et de finition les a privés d'un succès largement à leur portée.
Le Tallec s'est alors chargé de les punir à quatre minutes de la fin. Et on n'ose imaginer ce qui aurait pu se passer si le match avait duré encore un quart d'heure. Car le PSG a tremblé jusqu'au bout.
Hier Paris n'a pas dit adieu au titre mais il a mesuré - une fois de plus - tout ce qui lui manque pour devenir un champion incontestable. Le sortant lillois, désormais à cinq points du club de la capitale, ne nous démentira pas.

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