dimanche 22 avril 2012

A quel OM s’attendre mercredi ?

Un puits sans fond, un trou noir, une chute libre… Les suiveurs de l’OM alignent les expressions depuis deux mois, et l’OM continue de perdre, invariablement. Le mot victoire a disparu du vocabulaire de Didier Deschamps, le chantre de la gagne. Avec trois jours pour rebondir, sa marge est faible.

Un groupe fragilisé
Le moral est bas, logé entre les crampons et les chaussettes.

Rentrés dans la nuit, les Olympiens ont eu droit à un léger décrassage en milieu de matinée, sous un soleil étincelant. La défaite à Paris est cruelle, car beaucoup d’entre eux ont le sentiment d’avoir donné le maximum. « Le groupe était concerné, on l’a montré, on s’est battus jusqu’à la fin, explique Alou Diarra. On méritait mieux. Il n’y a pas de réussite en ce moment, mais on doit la provoquer. » Entre Munich et Paris, Marseille a retrouvé un peu d’orgueil. Un peu. Il ne devra pas laisser la place à du dépit, exprimé par Souleymane Diawara, grand blessé et observateur de premier choix : « Cela ressemble à une année noire, car rien ne passe. Une victoire au clasico aurait pourtant calmé les choses. » Si Mathieu Valbuena a « senti le vestiaire abattu » dimanche soir, un cadre assure ce lundi : « On n’a pas d’autre choix que d’oublier notre frustration. »

Deschamps à l’heure des choix
« Dans l’intérêt supérieur du foot français », l’entraîneur marseillais avait demandé mi-mars le report du match OM - Montpellier. Celui-ci était prévu initialement le 31 mars, entre l’aller et le retour du quart de finale de Ligue des champions. Depuis, Marseille s’est fait sortir sans coup férir par le Bayern Munich et n’a pas sauvé le foot hexagonal ni son indice UEFA. Et Deschamps se retrouve avec une rencontre recasée à trois jours d’une finale de Coupe de la Ligue. La crainte d’un carton rouge et d’une blessure occupera forcément l’esprit de certains joueurs qui ne voudront pas être privés de l’ultime moment fort de la saison. DD fera certainement tourner son effectif. L’OM disputera demain son 48e match de la saison, et plusieurs Marseillais tirent la langue : Loïc Rémy (cuisse douloureuse), André Ayew (épaule en vrac), Cesar Azpilicueta (cheville touchée lors du clasico), Morgan Amalfitano, Benoît Cheyrou ou Alou Diarra (dos).

Marseille doit-il regarder vers le bas ?
De la Ligue des champions à la relégation ? « Il ne faut pas abuser! » observe Diawara. Si ce grand écart peut paraître vertigineux, il l’est pourtant moins que l’incroyable série marseillaise du moment. Avec six défaites et trois nuls sur les neufs dernières rencontres, l’OM navigue à un rythme de relégable et n’a plus gagné en championnat depuis le 29 janvier (à Rennes, 2-1). Il possède huit points d’avance sur Lorient, première victime de la zone rouge. Les inquiétudes ne sont pas flagrantes, vu le nombre d’équipes coincées entre Marseillais et Merlus (8), mais une victoire face aux Héraultais permettrait de régler cette histoire une bonne fois pour toutes.

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