dimanche 22 avril 2012

VIDEOS. Coupe de France : l'incroyable Quevilly rejoint Lyon en finale

A. Godet avec l'AFP | Publié le 11.04.2012, 22h40 | Mise à jour : 12.04.2012, 17h48

Quevilly est devenu le premier club amateur de National depuis Amiens en 2001 à atteindre la finale de la Coupe de France grâce à sa victoire sur le fil contre Rennes (2-1), mercredi soir à Caen. Les Normands, qui avaient déjà sorti Rennes en 2010 (en 8e de finale) avant d'atteindre le dernier carré, battus par le Paris SG, découvriront cette fois la pelouse du Stade de France, où ils défieront Lyon. Il s'agit de leur deuxième finale après celle de. .. 1927, disputée à Colombes. Le héros s'appelle cette fois Anthony Laup qui, lancé par Colinet, prenait de vitesse Boye pour battre Costil d'un petit extérieur (94ème).

Contrairement au tour précédent contre l'OM (3-2 a.p.), lorsqu'ils avaient ouvert le score dans les 10 premières minutes avant de procéder en contre, les «Canaris» ont été cueillis à froid par des Rennais plus agressifs. La frappe de Mvila de l'entrée de la surface trouvait le poteau et revenait dans les pieds de Féret, couvert par la défense, qui reprenait dans le but vide (8ème). Ils ont ensuite doucement sorti la tête de l'eau passé le quart d'heure de jeu, et Costil devait se détendre pour détourner en corner une frappe de Capelle (32ème), ensuite contré in extremis devant le but par Théophile-Catherine sur un bon centre de la gauche de Laup (44ème).

«J'ai des types exceptionnels avec moi»

La pause, mais surtout l'entrée en jeu de Herouat (58ème), venu se placer aux côtés de Colinet dans un système désormais à deux pointes, a fait le plus grand bien à Quevilly. Une minute après son entrée en jeu, il forçait Costil à détourner en corner une puissante frappe, avant de trouver l'ouverture d'un superbe tir du gauche en lucarne (64ème). Dès lors, transfigurés, ils jetaient toutes leurs forces dans la bataille, et Laup avait failli déjà trouver l'ouverture, sur un tir finalement repoussé par Costil (92ème).

La désillusion est cruelle pour des Rennais finalistes en 2009 mais qui ont été beaucoup trop prudents après l'ouverture du score, semblant se contenter de gérer. Ils auraient pu faire le break sur une tête mal cadrée de Boye après un festival de Pitroipa dans la surface (56), et ensuite leur réveil a été bien trop timide (tête de Féret à côté, 78; tir de Mvila, 84) pour inquiéter des Normands survoltés devant quelque 21 000 spectateurs. Il reste aux Rennais le Championnat, où ils sont 6e à cinq longueurs de la 4e place, pour tenter d'accrocher une Coupe d'Europe l'an prochain. Mais pour une Coupe de France qu'ils attendent depuis 1971, le rêve est passé.

Après la rencontre, le buteur de la dernière minute avait du mal à trouver ses mots au micro de France Télévisions : «C'est le but de toute l'équipe, il n'y a pas que moi. On y est arrivé parce qu'on a rien lâché», s'est réjoui Anthony Laup. «C'est pire qu'un exploit, on ne peut pas imaginer ce que ça représente pour nous», s'est de son côté enflammé Régis Brouard, le coach de l'US Quevillaise. «J'ai des types exceptionnels avec moi. Ils ont retourné la situation avec de la qualité, du coeur». L'entraîneur  de 45 ans, surnommé «Le Magicien», s'est dit «fier de représenter le football amateur, c'est une récompense pour tout le monde».

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