Sur le banc dimanche à Auxerre ?
Le public parisien, réputé exigeant, a d’ailleurs escorté sa sortie du terrain de sifflets nourris. « C’est injuste, s’est insurgé son partenaire et ami Salvatore Sirigu. Aujourd’hui (dimanche) Javier a joué et s’est sacrifié pour l’équipe. Il a pris beaucoup de coups. » Ces soutiens de circonstance, avec ceux de Matuidi et d’Ancelotti, ne suffisent pas à dissiper le malaise grandissant qui entoure le milieu argentin. Depuis son retour de blessure après une déchirure à la cuisse, le 25 février à Lyon, ses insuffisances répétées — à l’exception de la réception d’Ajaccio — fragilisent son statut de titulaire et la progression du PSG.
« Pastore n’est pas privilégié », nous a assuré son entraîneur la semaine dernière. Comme pour Kevin Gameiro, et plus récemment Mamadou Sakho, il n’y aurait donc pas matière à s’offusquer si Ancelotti choisissait de se passer de son milieu à 42 M€ dimanche soir à Auxerre. Ce serait une décision cohérente qui sanctionnerait une mauvaise passe et favoriserait la concurrence. Il s’agirait aussi d’un signe fort envoyé à une partie du vestiaire qui associe trop souvent le nom de Pastore à celui de Leonardo. Aux yeux de certains partenaires, cette proximité avec le directeur sportif parisien promeut le natif de Cordoba au rang d’intouchable. Une position difficilement tenable, si elle venait à perdurer.
VIDEO. Sirigu : « On est injuste avec Javier Pastore »
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